Le collège de prospective



Le collège est un espace de dialogue, ouvert à l’ensemble des structures et acteurs. Créé à l’initiative de l’Agence Hauts-de-France 2020 2040, l’objectif est de faciliter la mise en œuvre et l’articulation des grandes priorités régionales :

  • des priorités transversales nécessitant une forte coordination des politiques régionales et des partenaires.
  • des priorités sectorielles en appui des directions opérationnelles.

 

Ses enjeux

Le collège de prospective est une initiative qui s’inscrit dans une démarche globale de co-production entre les différentes structures et acteurs du territoire. Il répond alors à plusieurs enjeux :

  • penser sur le long terme en renforçant le caractère prospectif des politiques régionales.
  • prendre en compte les contextes territoriaux et favoriser ainsi la territorialisation des politiques régionales.
  • accompagner la mise en œuvre des stratégies régionales et mesurer les impacts territoriaux.
  • concrétiser les idées et fabriquer des projets ambitieux.
  • expérimenter de nouveaux modes d’actions publiques et susciter les approches innovantes.

Ses objectifs

L’action du collège de prospective s’articule autour de plusieurs objectifs :

  • la production de connaissances et l’appui à l’élaboration, à l’enrichissement et au suivi des stratégies et politiques régionales.
  • la création d’un espace d’expression au profit de l’intelligence collective des territoires.
  • l’identification et la veille des sujets ou problématiques émergentes et/ou innovantes.
  • la diffusion, valorisation, partage de la connaissance.

Son fonctionnement

Le suivi du collège de prospective est assuré par la Région, il s’inscrit dans le fonctionnement plus global de l’Agence Hauts-de-France 2040. Pour assurer une implication et une participation active des acteurs, il existe un groupe de permanents regroupant Région et partenaires extérieurs.

Ses outils

L’utilisation de différentes ressources répond à la nécessité d’être le plus pertinent possible ; ainsi les actions du collège pourront prendre la forme :

  • d’animation de groupes de travail multi-acteurs (collectivités, acteurs de l’innovation, associations, entreprises…) ;
  • d’animation d’ateliers prospectifs thématiques ;
  • de réalisation d’enquêtes ;
  • de production/coordination d’études ;
  • de création d’un outil de veille…

Deux chantiers sont actuellement en cours :

Quels avenirs pour l’industrie régionale ?

Pourquoi un chantier industrie ?

Dans une région où l’industrie représente un emploi sur cinq en 2017, la région Hauts-de-France a souhaité développer une réflexion prospective sur son avenir. Après une longue période de déclin, l’industrie a retrouvé une place importante dans les politiques nationales et régionales (ex : territoires d’industrie). Avant la crise liée au COVID-19, différentes analyses montraient quelques signaux d’une forme de reprise économique : les projets industriels se répartissant davantage spatialement que d’autres activités, des opportunités pouvaient se matérialiser pour les petites et moyennes villes. Au prisme de la réduction des ressources, des opportunités offertes par le numérique et des nouvelles façons de consommer et de produire (vision Rev3), le potentiel de transformation des activités régionales est à explorer, tout comme la capacité des territoires à assurer les transitions et à maintenir, développer et soutenir l’implantation de nouvelles activités.

Quels sont les objectifs de la démarche ?

Le travail engagé sur le chantier « industrie » vise à identifier les variables les plus influentes pour l’avenir de l’industrie régionale – il s’agit aussi d’identifier les tendances émergentes, les risques et les défis auxquels la région et ses territoires seront confrontés. Cette démarche repose sur la méthode des scénarios. Le chantier, élaboré sur une période de 10 mois environ, aboutira à la production de livrables synthétisant le travail réalisé par le collectif (participants volontaires pour se réunir à quatre reprises autour des méthodologies de prospective exploratoire), ainsi qu’un travail d’études issu de recherche documentaire, benchmark, analyses…
Le travail issu des ateliers sera complété par des visites de terrain (entreprises, centres de formation…) au sein des territoires des Hauts-de-France ainsi que par des auditions.

L’intérêt de la démarche d’un point de vue régional : créer les conditions favorables au maintien et au développement des industries régionales, s’imprégner des mutations en cours, favoriser la transversalité des approches, remontée des territoires : irriguer la connaissance pour un meilleur calibrage des politiques régionales,

L’intérêt pour les partenaires : mise en commun de connaissances, échanges, réseau, présentation des travaux et expérimentations.

Étapes du chantier industrie

Le lancement du chantier a eu lieu le 2 décembre 2019 à Lille. Environ 70 acteurs régionaux de tous horizons (collectivités territoriales, monde de la recherche, agences d’urbanismes, partenaires institutionnels) ont participé ce jour-là aux cafés de la prospective, qui visaient à développer une vision commune autour de questions-clés pour l’industrie. Un premier atelier de « diagnostic prospectif » a eu lieu le 5 février à Dunkerque. L’ensemble de la matière récoltée a permis d’identifier les facteurs déterminants pour les évolutions à venir de l’industrie.

Néanmoins, la crise sanitaire liée à la propagation du Covid-19 a nécessité une réadaptation du chantier et une pause dans la mise en place des ateliers prospectifs. Mais le travail se poursuit par le biais d’outils collaboratifs à distance (une contribution écrite à construire autour de quelques grandes questions portant sur ce que la crise a révélé de la fragilité et de la force de l’industrie ; contribution plus détaillée sur les variables d’influence retenues pour le chantier…) avant une reprise des visites de terrain avant l’échéance finale du chantier (fin d’année 2020).

Retrouvez les ressources du chantier industrie

Quels centres-villes à l’horizon 2040 ?

Pourquoi un chantier centre-ville ?Les centres-villes, en étant à la fois cadre de vie, lieu de travail, destination de villégiature, espace de rencontres…, sont composés de différentes dimensions (commerce, habitat, environnement, culture…). Leur fragilisation croissante interpelle les pouvoirs publics, ce qui est illustré par la mise en place de politiques spécifiques à différentes échelles territoriales.En s’appuyant sur un diagnostic partagé, le collège de prospective cherchera à explorer ce qui constituera un centre-ville, à identifier les attentes des habitants pour demain et ainsi développer une vision des centres villes à l’horizon 2040. L’objectif sera ainsi de dégager des orientations et des pistes d’actions pour les politiques régionales et les collectivités territoriales.Pour cela, le Collège prendra en compte les différentes dimensions impliquées par la multifonctionnalité des centres villes et établira des scénarios sur les positionnements possibles / souhaitables pour les centres villes : quelles fonctions ? Quelles complémentarités avec la périphérie ?
Avec un parti-pris régional : maintien des centres villes et maintien du commerce en centre-ville.De quel centre-ville parle-t-on ?Dans le cadre du Collège de Prospective, le centre-ville correspond à la cohabitation sur un périmètre restreint d’un ensemble de fonctions aussi bien complémentaires que concurrentes : commerces, services de proximité, services publics, culture, loisirs, tourisme, lieu de vie, etc.Parti-pris 1 => pas de critère de taille de la commune.
Parti-pris 2 => croiser les thématiques
Parti-pris 3 => une démarche expérimentale et flexible

Quels sont les objectifs de la démarche ?

  • Éclairer, par une meilleure compréhension des dynamiques à l’œuvre et des enjeux à moyens et long terme ; élaborer une culture et une représentation commune.
  • Analyser les changements et repérer les menaces éventuelles, prendre du recul par rapport aux tendances et opportunités qui se présentent, veiller / identifier des signaux faibles…

Pour ce faire, la démarche repose sur la « méthode des scénarios » qui permet de construire, en quelques étapes, des histoires de futurs possibles bâties à partir d’un diagnostic en dynamique du territoire et de ses relations avec son environnement.
Avant de construire des scénarios d’avenir, la première étape consiste à se doter d’une représentation partagée de l’existant et d’identifier les facteurs et les acteurs qui sont susceptibles d’influencer fortement l’avenir du sujet choisi : ce sont les variables.

Étapes du chantier centre-ville

Le lancement du chantier a eu lieu le 3 décembre 2019 à Lille. Une petite centaine d’acteurs régionaux de tous horizons (collectivités territoriales, monde de la recherche, société civile organisée, partenaires institutionnels) ont participé ce jour-là aux cafés de la prospective, qui visaient à développer une vision commune autour de questions-clés pour les centres-villes.
Un premier atelier de « diagnostic prospectif » a eu lieu le 13 février à Amiens. Ce même atelier a été en parallèle proposé à un groupe d’étudiants de l’IAE de Lille. L’ensemble de la matière récoltée a permis d’identifier les facteurs déterminants pour les évolutions à venir des centres villes.

Ces ateliers associent également des partenaires de la Région (CERDD, bureau des temps de la MEL…) qui permettent de creuser certaines thématiques avec les participants.
La crise sanitaire ayant mis en pause la tenue des ateliers prospectifs, ils reprendront au 2nd semestre 2020.

 

Retrouvez les ressources du chantier centre-ville

 

Quelle attractivité pour le littoral Hauts-de-France en 2040 ?

Un nouveau chantier pour le collège de prospective !

Début 2022, en lien avec le Parlement de la mer, le Collège de prospective s’est vu confier un nouveau chantier sur le thème :

« Quels facteurs d’attractivité pour le littoral des Hauts-de-France en 2040 ? »

D’une durée prévisionnelle d’une année, ce chantier a pour objectifs la mise en perspective de scénarios souhaitables et partagés pour le développement du littoral, ainsi que la mise en évidence des leviers à activer pour les atteindre. Il pourra ainsi apporter une valeur ajoutée aux travaux du Parlement de la Mer, mais aussi contribuer à la définition d’une future stratégie maritime pour la région. Il facilitera également la mise en œuvre du SRADDET et pourra par ailleurs alimenter utilement les réflexions concernant le futur contrat littoral inscrit au CPER.

En avril, s’est déroulée une première consultation auprès d’un panel d’environ 900 personnes à qui il a été demandé d’identifier les évolutions qui leur paraissaient déterminantes pour l’attractivité du littoral à 2040.

A partir du verbatim recueilli et des enjeux qui en ont découlé, une deuxième consultation va être ouverte courant octobre. Il sera cette fois demandé aux participants de hiérarchiser et éventuellement de compléter ces enjeux, de les localiser si possible, de repérer des exemples intéressants, de proposer des actions et d’identifier les acteurs pouvant jouer un rôle dans ces actions.

Une troisième étape se déroulera début 2023, autour d’ateliers participatifs qui seront construits autour de l’expression des participants.

Retrouvez les résultats de la 1ère consultation, notre lettre d’information et l’ensemble des productions de ce chantier